Légende Amérindienne du colibri

Dans la forêt amazonienne, on peut apercevoir un arbre plus haut que tous les autres. Cet arbre a des branches qui semblent dire : « Venez à moi, peuple des oiseaux ! Venez à moi, je vous accueille. »

Mais un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Les oiseaux, impuissants, s’élevèrent dans le ciel, contemplant leur arbre partir en fumée. Ils distinguèrent pourtant un petit oiseau aller à la rivière prendre une goutte d’eau dans son bec et venir la déposer sur l’arbre.

Et retourner à la rivière inlassablement prendre d’autres gouttes. Ce petit oiseau, c’est le colibri ! Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? »

– Je le sais », répond le colibri, « mais je fais ma part. Vous aussi venez faire votre part pour éteindre le feu ».

Et dans un même élan, les oiseaux s’élancèrent vers la rivière. Ces millions de gouttes formèrent une pluie si fine et si dense que le feu finit par s’éteindre.

Depuis ce jour, l’arbre reverdit. L’harmonie est revenue et chacun a gardé en mémoire qu’il doit faire sa part.

 

Vive des câlins! L’article de Marlène Duretz dans le Monde

Un câlin ? A quoi bon repousser ce bienfaiteur rapprochement qui agit sur notre bien-être physique et notre équilibre affectif ? Platonique, amoureux ou confraternel, avec un proche, un inconnu, un animal, ou son ours en peluche, le câlin a de bénéfiques vertus qui ne doivent pas se limiter à la seule Journée internationale des câlins, ce 21 janvier. Si le site journee-mondiale.com préconise « 7 minutes de câlin par jour pour se sentir heureux », la psychothérapeute américaine Virginia Satir voit les choses différemment : « Nous avons besoin de quatre câlins par jour pour survivre. Nous en avons besoin de huit pour fonctionner. Et de douze pour croître. »  L’éducation a appris à notre corps à se cadenasser. Cet élan – celui d’étreindre l’autre – nous le refrénons par crainte du jugement, par peur du ridicule, de la méprise ou par respect d’une certaine morale, explique Céline Rivière, psychologue clinicienne, auteure de La câlinothérapie, une prescription pour le bonheur (Michalon Editeur, 2015). Le toucher est devenu aseptisé. Et si c’était une erreur ? Et si nous étions devenus malades de ne pas suivre nos pulsions bienveillantes ? »

Faire un câlin, à quoi ça sert ?

  1. Lutter contre la déprime et les virus

Le démonstratif, ou le discret amateur de câlins, serait moins sujet à la déprime, aux rhumes sévères et à la grippe. Le câlin contribue à la production de l’ocytocine, hormone-clé de notre bien-être qualifiée de « nectar de guérison » par la chercheuse suédoise, Kerstin Uvnäs. « Elle est à l’amour et à l’attachement ce que l’adrénaline est au stress et à l’agressivité », explique Mme Rivière. Son niveau dans le sang « est directement lié à notre capacité de gestion du stress et à la qualité de nos relations sociales (…) Le toucher si particulier du câlin accroît les capacités de défense de l’organisme et relance globalement l’ensemble des fonctions du corps mais, plus profondément encore, il reconnecte au sentiment de bien-être parce qu’il relie l’individu à lui-même, aux autres et à la réalité de son environnement. ». Selon les travaux du chercheur américain Sheldon Cohen de l’université Carnegie-Mellon de Pittsburgh (Pennsylvanie), le lien social induit dans les câlins contribue, à lui seul, à booster le système immunitaire. Selon lui, « un câlin par jour devrait suffire pour traverser l’hiver ! ».

  1. Alléger son anxiété, et un peu son porte-monnaie

Né d’une initiative de l’australien Juan Mann (pseudonyme), le phénomène des « free hugs » (ou « étreintes gratuites »), qui consiste en une invitation à une accolade dans un lieu public, s’est propagé depuis sa première apparition en 2004. Cette thérapie gratuite a depuis été commercialisée, en tout bien tout honneur. Après les bars à chats, les bars à câlins ont fait leur apparition au Japon comme aux Etats-Unis. Samantha Hess propose, au sein de Cuddle Up To Me à Portland (Oregon), une carte de plus de 50 câlins, qu’elle facture un dollar (0,90 euro) par minute, « pour un résultat qui n’a pas de prix ». Dans l’Hexagone, à Paris et Marseille, les deux « câlinothérapeutes » et animateurs des Ateliers Câlin, Magali et Eric, organisent des sessions de 3 h 15 (25 euros) « pour étendre nos modes de communication au corps, la place de la tendresse dans notre quotidien et la réconciliation du masculin et du féminin ». Le fil conducteur ? « Oser proposer un geste tendre, oser recevoir de l’affection ».

  1. Permettre d’exprimer son potentiel créatif

S’il est bienfaiteur, le câlin peut, matériellement, être créateur. Deux designers, Margje Teeuwen et Erwin Zwiers, ont mis au point un luminaire conçu dans un matériau malléable et façonnable à l’envi. Proplamp est à serrer dans ses bras : chaque câlin que la suspension reçoit lui donne forme et son caractère unique.

  1. Faire un câlin T-Rex sans égratigner son partenaire

A celui ou celle qui ignorerait comment faire des câlins ou distinguer un câlin amical d’un câlin intéressé, forums et sites pédagogiques s’emploient à combler les lacunes. Le site WikiHow dispense une méthodologie détaillée pour « faire un câlin à une fille que vous aimez ». Au rang des différentes postures, celle du T-Rex, beaucoup moins hostile que ne le suggère son nom, qui consiste à passer les bras autour de la taille et de la zone du dos de l’autre pour permettre une étreinte amicale. A noter à la rubrique « Avertissements », les « ne l’étouffez pas et ne la saisissez pas trop brusquement » et « si c’est juste une étreinte amicale, ne la serrez pas pendant plus de 3 secondes ».

  1. Communiquer sans dire un mot

Dans son ouvrage Le Petit Livre des gros câlins (Seuil, 1988) où elle met en scène des ours pour expliquer les différents types de câlins, Kathleen Keating écrit que, « mieux que l’espéranto, les câlins parlent une langue universelle (…) et valent mieux qu’un long discours ». Nul besoin de mots lorsque le corps prend le relais. « Le toucher est instinctif. Il est le vecteur de nos sentiments lorsque nous montrons que nous aimons, que nous sommes concernés par le bien-être de l’autre, estime Céline Rivière. C’est un moyen de communication non verbal extrêmement puissant ». Un regret toutefois à formuler à l’heure des réseaux sociaux et de l’hypercommunication virtuelle : le câlin, cette accolade chaleureuse et réparatrice, n’a pas son émoticône. Et si on lui rendait justice

Marlène Duretz

De l’Amour… Einstein ou pas Einstein?

À la fin des années 1980, Lieserl, la fille d’Albert Einstein, a donné 1 400 lettres écrites par son père à l’Université hébraïque, avec ordre de ne pas rendre public son contenu jusqu’à vingt ans après sa mort. Celle-ci serait l’une d’entre elles. Certains disent que cette lettre n’est pas d’Albert Einstein… Qu’importe c’est un très beau texte. Je vous invite à le savourer…

« Lorsque j’ai proposé la théorie de la relativité, très peu m’ont compris, et ce que je vais te révéler maintenant à transmettre à l’humanité va choquer l’incompréhension et les préjugés du monde. » Je te demande de conserver ces lettres aussi longtemps que nécessaire, d’attendre des années, des dizaines d’années, jusqu’à ce que la société soit suffisamment avancée pour accepter ce que je vais expliquer ci-dessous. Il y a une force extrêmement puissante pour laquelle jusqu’à présent, la science n’a pas trouvé une explication officielle. C’est une force qui comprend et régit toutes les autres et est même derrière tout phénomène qui opère dans l’univers et qui n’a pas encore été identifiée par nos soins. Cette force universelle est l’Amour. Lorsque les scientifiques étaient à la recherche d’une théorie unifiée de l’univers, ils ont oublié la plus invisible et la plus puissante des forces :

L’Amour est Lumière, qui éclaire ceux qui la donnent et la reçoivent. L’Amour est la gravitation, car elle fait que certaines personnes se sentent attirées vers les autres. L’Amour est « le courant électrique », car il démultiplie ce que nous avons de meilleur et permet que l’humanité ne s’éteigne pas dans son égoïsme aveugle. L’Amour révèle et se révèle. Par l’Amour, nous vivons et mourons. L’Amour est Dieu, et Dieu est Amour.

Cette force explique tout et donne son sens premier à la vie. Il s’agit de la variable que nous avons ignorée pendant trop longtemps, peut-être parce que l’Amour nous fait peur, puisque c’est la seule énergie de l’univers que l’homme n’a pas appris à gérer par sa volonté.

Pour donner une visibilité à l’Amour, j’ai fait une simple substitution dans mon équation célèbre. Si, au lieu de E = mc2 nous acceptons que l’énergie de guérison du monde puisse être obtenue à travers l’Amour multiplié par la vitesse de la lumière au carré, nous arrivons à la conclusion que l’Amour est la force la plus puissante qui existe, car il n’a pas de limites.

Après l’échec de l’humanité dans l’utilisation et le contrôle des autres forces de l’univers, qui se sont retournées contre nous, il est urgent que nous nous nourrissions d’un autre type d’énergie. Si nous voulons que notre espèce survive, si nous voulons trouver un sens à la vie, si nous voulons sauver le monde et chaque être sensible qui l’habite, l’Amour est LA et la seule réponse. Peut-être nous ne sommes pas encore prêts à fabriquer une bombe d’Amour, un appareil assez puissant pour détruire toute la haine, l’égoïsme et la cupidité qui dévastent la planète. Cependant, chaque individu porte à l’intérieur un petit mais puissant générateur d’Amour dont l’énergie est en attente d’être libérée. Lorsque nous aurons appris à donner et à recevoir cette Énergie universelle, chère Lieserl, nous pourrons affirmer que l’Amour conquiert tout, est capable de transcender tout et chaque chose, car l’Amour est la quintessence de la vie.

Je regrette vivement de ne pas pouvoir exprimer ce qui, dans mon cœur, a palpité silencieusement pour toi toute ma vie. Il est peut-être trop tard pour demander pardon, mais comme le temps est relatif, j’ai besoin de te dire que je t’aime et grâce à toi, j’ai trouvé l’ultime réponse.

 

De l’amour de Michel Serres

De l’amour…

Oui au désir mais avec respect.

Oui à la force mais avec douceur.

Oui au corps mais avec l’esprit.

Oui à la prise, mais avec l’offrande,

avec le partage.

Oui à l’altérité, mais il faut un accord.

Oui à la différence, mais il faut l’harmonie.

Autrement c’est raté.

Il faut avoir de la patience,

accepter la longueur du travail

que suppose l’approche de l’autre

qui est toujours très différent ou très différente.

Être honnête, avoir de la probité,

Ne pas tricher, ne pas mentir.

Être très attentif à l’autre.

Se livrer au dialogue sans mensonge.

Autrement c’est raté.

Ne pas compter. S’ouvrir à l’autre.

Souhaiter faire équipe avec l’autre.

Autrement c’est raté.

Sagesse Sioux

Une vieille légende raconte qu’un jeune couple d’indiens Sioux alla, un matin, rendre visite au chaman du village. Il vivait près de Paha Sapa, les actuelles Collines noires, considérées comme sacrées pour ce peuple. Le jeune était un guerrier courageux et dans son cœur habitait aussi bien l’honorabilité que la noblesse. Chez Nuage Haut, la jeune femme aux yeux bridés et à la longue chevelure, on retrouvait une grande détermination et, surtout, cet amour profond pour celui qui allait devenir son époux. La raison pour laquelle ils avaient décidé de rendre visite au chaman était très importante pour eux : ils avaient peur, peur que leur engagement, que cet amour dévoué et ferme qu’ils se juraient désormais se rompe d’une quelconque façon. Ils avaient également peur de mourir et de ne pas se retrouver dans l’au-delà. Ils souhaitaient que le vieux sorcier leur donne un remède, un sortilège ou un sort pour que leur amour soit éternel.

Le vieux chaman les regarda un instant avec son visage aquilin et ridé par les ans. Il fuma quelques pipes, fronça les sourcils, s’éclaircit la voix et, enfin, prit la main de la jeune femme : “Si tu veux garder cet être que tu aimes à tes côtés pendant longtemps, tu devras entreprendre un voyage. Ce ne sera pas facile, je te préviens. Tu grimperas en haut de cette colline que tu vois au fond et tu chasseras un faucon de tes propres mains, le plus fort et le plus beau que tu verras.  Tu devras ensuite le ramener vivant, ici même, le troisième jour après la pleine Lune”.

Ensuite, le chaman se tourna vers le jeune guerrier : “Quant à toi, tu dois savoir que ta tâche sera aussi complexe et exigeante. Tu dois aller au sommet de la plus haute montagne de notre région et chasser un aigle. Le plus beau, le plus vigoureux, le plus sauvage. Tu devras ensuite le ramener ici, le même jour que ta bien-aimée”.

La jeune femme sioux et son bien-aimé réussirent le défi proposé par le vieux chaman. Elle avait attrapé un faucon et l’avais mis dans un sac en peau. Le jeune guerrier, quant à lui, portait son aigle. Le plus beau, le plus fort. Lorsqu’ils arrivèrent devant le vieux sorcier, ils demandèrent quelle serait la prochaine étape : Sacrifier les oiseaux et nous baigner dans leur sang, peut-être ?

Maintenant, vous devez faire ce que je vous dis : “prenez les oiseaux et attachez-les par les pattes avec un lien en cuir. Ainsi, l’un sera attaché à l’autre et vice versa. Ensuite, vous devrez les relâcher pour qu’ils volent en toute liberté”. Quand les deux jeunes réalisèrent ce qui avait été demandé, ils restèrent médusés et sans mot en voyant le résultat. La seule chose que réussirent à faire les deux oiseaux lorsqu’ils essayèrent de voler fut de tomber encore et encore. Frustrés et pleins de colère, ils commencèrent à se donner des coups de bec. Le vieux chaman se rapprocha d’eux et les sépara.

Voici le sort que je vais vous donner : “apprenez de ce que vous venez de voir. Si vous vous attachez l’un à l’autre, et même si c’est avec amour, la seule chose que vous réussirez à faire sera de vous traîner, de vous faire du mal et d’être malheureux. Si vous souhaitez que votre amour perdure, volez ensemble, très haut dans le ciel, mais ne vous attachez jamais l’un à l’autre. Car le véritable amour unit mais n’emprisonne pas.

On récolte ce que l’on sème

On récolte ce que l’on sème…

Le directeur d’une grande entreprise réunit tout son personnel pour leur faire l’annonce suivante : « Je vais partir à la retraite et pour choisir mon successeur, je vais m’appuyer sur quelques critères qui me semblent fondamentaux. Aujourd’hui je vais donner une graine à chacun de vous, et dans un an jour pour jour, je vous réunirai à nouveau ici. Vous devrez apporter la plante qui aura poussé à partir de la graine que je vous donne. Je porterai une évaluation sur les plantes et à partir de là je choisirai le prochain directeur ». Tout comme ses collègues, Paul reçoit une graine. Il la prend chez lui et raconte l’histoire à sa femme. Ensemble, ils la plantent dans un vase.

Chaque jour, Paul se réveille pour surveiller la graine. Il l’arrose, lui donne de l’engrais et passe du temps à lui parler. Mais rien ne pousse, pas même une brindille ni un petit bouton. Sept mois plus tard, Paul a perdu tout espoir. 

Lorsque le jour fatidique arrive, Paul aurait préféré rester chez lui. « Je ne peux pas rapporter ce vase vide au bureau » dit-il à sa femme. En arrivant au travail, Paul est abasourdi car tous ses collègues ont de magnifiques plantes entre les mains. Et tout le monde se moque de son vase vide. Paul ne sait plus où se mettre.

Le directeur fait le tour des plantes. Puis il dit « Paul, approchez, s’il vous plaît » En bafouillant, Paul raconte que la graine n’a pas poussé dans son vase. Le directeur lui répond « Parfait ! Vous serez le nouveau directeur de l’entreprise » ! En fait je vous ai donné à tous une graine morte. Vous avez tous menti en apportant une plante que vous avez achetée. Paul est le seul à avoir été assez courageux et honnête pour apporter son vase vide. Il mérite d’occuper un poste à responsabilité ».

Prêtons attention à ce que nous semons aujourd’hui car c’est ce que l’on récoltera demain. Si l’on sème la confiance et l’honnêteté, on récoltera la réussite et la grandeur.

Enfer ou Paradis?

Un homme qui était entre la vie et la mort, fit un rêve. Il était devant un espace lumineux, sur un chemin qui le menait devant une grande porte. Il ne put s’empêcher de penser que cela devait être le paradis. Ce paradis dont on parle lorsque l’on va dans l’au-delà. Un homme vêtu de blanc se présenta à lui, et lui proposa de le guider et de l’escorter dans la découverte de ce nouveau lieu. En marchant, le guide lui dit : “Vous n’êtes pas encore prêt à rester dans ce lieu. Comme vous allez avoir une seconde chance, vous allez rapidement retourner sur terre. Mais auparavant, j’aimerais vous faire visiter les lieux et vous montrer ce qui se passe de l’autre côté des deux portes que vous voyez devant vous ». Le guide le mena devant une première grande porte. Il l’ouvrit et permit ainsi à l’homme de regarder l’intérieur.

Au milieu de la pièce se trouvait une grande table ronde. Au milieu de la table, il y avait une grande marmite contenant un ragoût à l’arôme délicieux, et aussi de beaux fruits mûrs et juteux, des légumes de toutes les couleurs, une grande quantité de très bons vins, et un grand choix de desserts de toutes sortes :  pâtisseries, gâteaux, chocolats, crèmes glacées…etc. Devant ce repas d’exception, le visiteur saliva d’envie. En s’approchant, le visiteur constata que l’ensemble des personnes assises à la table étaient fort pâles, maigres et livides, avec un air affamé et triste. Ces personnes tenaient des cuillères aux manches très longs, attachés à leurs bras. Si les cuillères leur permettaient d’atteindre les plats, elles étaient incapables de les ramener à leurs bouches, le manche de la cuillère étant plus long que leur bras. L’homme fut horrifié de cette scène et de cette souffrance devant une telle abondance. 

Son guide lui dit : “Tu viens de voir l’enfer”.

Puis le guide emmena l’homme vers la deuxième porte, l’ouvrit et permit à son invité de voir ce qui s’y passait. La scène que vit l’homme semblait identique à la précédente. Il y avait la même grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, les beaux fruits mûrs et juteux de toutes sortes, des légumes en abondance, de très bons vins, et un choix incroyable de desserts de toutes sortes : gâteaux, chocolats, pâtisseries, crèmes glacées, qui fit encore saliver ce dernier. Les personnes assises autour de la table étaient également équipées de cuillères aux longs manches, les mêmes que derrière la première porte. Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, souriants et joyeux et se parlaient en riant. Ils semblaient fort heureux. Son guide lui dit : “Tu viens de voir le paradis. L’homme dit à son guide : Je ne comprends pas ce qui se passe pour les personnes autour de la table, puisqu’ils ont les mêmes victuailles !

C’est simple dit le guide, la différence qui fait la différence est juste une question d’amour. Avec cet amour mutuel ils peuvent rentrer en relation, partager et coopérer.  Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu’à eux-mêmes.

Quelques instants plus tard, l’homme sortit de son rêve et quelque chose avait changé pour lui… Et vous derrière quelle porte vous trouvez-vous ?

Légende indienne: quel loup choisissez-vous?

Légende Indienne

Un vieil homme cherokee apprend la vie à son petit-fils.
” Un combat a lieu à l’intérieur de moi” dit-il au garçon. “Un combat terrible entre deux loups.
– L’un est mauvais, il est colère envie, chagrin, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.
– L’autre est bon, il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.
Le même combat a lieu en toi-même et à l’intérieur de tout le monde. « Le petit fils réfléchit puis demanda à son grand-père : “quel sera le loup qui vaincra ?”
Le vieux cherokee répondit :

“Celui que tu nourris !”

Attention sauveur!

Lorsque la chenille, devenue chrysalide, a pratiquement achevé sa transformation en lépidoptère, il lui reste une épreuve à passer pour devenir véritablement papillon. Elle doit réussir à déchirer le cocon au sein duquel s’est opérée sa transformation, afin de s’en libérer et de prendre son envol. Si la chenille a tissé son cocon petit à petit de façon progressive, le futur papillon ne peut en revanche pas s’en libérer de la même façon, en y allant progressivement. Il doit cette fois réunir assez de force dans ses ailes pour réussir à déchirer son carcan de soi d’un seul coup. C’est précisément grâce à cette ultime épreuve et à la puissance qu’elle demande au papillon d’accumuler dans ses jeunes ailes que celui-ci développe la musculature dont il aura ensuite besoin pour voler. Celui qui ignore cette donnée importante et qui, s’imaginant « aider » un papillon à naître, déchire son cocon à sa place verra naître un lépidoptère totalement incapable de voler. Ce dernier n’aura pas pu utiliser la résistance de sa soyeuse prison pour construire la force dont il aurait eu besoin pour s’arracher à cette gangue et s’élancer ensuite dans le ciel.

Une aide mal inspirée peut ainsi se révéler nuisible, voire mortelle.

Extrait de « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite » de Olivier Clerc

Etre et Avoir, goûter à la saveur des mots

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.

Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Yves Duteil